20180214

L'envie d'écrire ne m'a pas quittée en 5 ans et demi. Elle ne faisait simplement plus partie des mes priorités.

Déçue que d'anciens projets d'écriture ne voient pas le jour (encore aurait-il fallu que j'aie assez d'humilité pour les retravailler), décidée à recadrer ma vie, j'ai mis mon énergie ailleurs. Ailleurs et surtout loin de Jonathan.

 Ce qui s'est passé depuis :

  • J'ai changé 2 fois de métier et d'entreprise
  • J'ai changé de voiture
  • J'ai déménagé
  • Je suis devenue végétarienne
  • J'ai arrêté la télévision
  • Je me suis encore plus politisée
  • Je suis encore plus féministe
  • J'ai eu une vingtaine d'amants ou d'amourettes
  • J'ai failli refaire ma vie avec un homme
  • Je n'ai plus jamais remis le couvert avec Jonathan, dont je ne suis plus du tout amoureuse
  • Mon fils me dépasse d'une très grande tête
  • J'ai perdu du poids
  • J'ai repris du poids (un peu)
  • J'ai coupé mes cheveux
  • Je me suis affirmée et j'ai recentré ma vie sur mon bonheur
  • Je revois ma mère
  • Et tant d'autres choses qui ont fait celle qui tape ses mots à cette minute.

Ce qui n'a pas changé :

  • Mon cynisme qui me permet de relativiser les maux de la vie
  • Mon célibat coriace et ma grande méfiance envers les hommes
  • Mon goût prononcé pour les Kinders (Satan !!!!!)
  • Ma grande solitude, dont j'ai pourtant besoin.

Malgré tout, aujourd'hui, j'ai retrouvé une vraie joie de vivre. Je suis en bonne santé, j'ai beaucoup de chance de vivre où je vis et de la manière dont je vis. J'ai des amis-es formidables et j'ai des projets sur le long terme. J'ai un job qui me plait, mon fils est génial, je suis reconnaissante envers la vie.

J'approche la quarantaine et je me pose toujours plein de questions sur les hommes et l'amour. En revanche, je sais que je ne serai plus jamais malheureuse comme je l'ai été pendant toutes ces années : 5 ans d'une relation qui m'a saccagée, presqu'autant pour m'en remettre.

Tout ce que j'ai, je l'ai gagné aux prix d'efforts, de travail, de reconstruction, de choix et de renoncements. Si un homme devait entrer dans ma vie, ça ne pourrait être que pour le meilleur. Et au moindre signe du pire, c'est mort.